Auteur: G73190
Date: 16-07-2010 07:18
Constat actuel: Si on conserve le système actuel, les « Bas Salaires » mourront de plus en plus jeunes pour payer les retraites des « Hauts Salaires » qui vivront de plus en plus vieux.
Les seules solutions pour équilibrer le budget seront d’accroître la durée du temps de travail, d’augmenter le nombre de « Bas Salaires », de diminuer la quantité de « Hauts Salaires ».
Analogie avec le monde animal: Les apidés se divisent en deux classes, les ouvrières que l’on peut comparer aux « Bas Salaires » et les reines qui représentent les « Hauts Salaires ». Pour les conditions de vie, les reines sont nourries à la gelée royale toute leur existence, les ouvrières leurs trois premiers jours. Pour l’usure de vie, l’ouvrière travaille toute la journée (récolte, nettoyage, ventilation de la ruche), la reine n’a aucune activité sinon la ponte.
Bilan: l’espérance de vie d’une ouvrière est de quelques semaines, celle d’une reine plusieurs années. Ce système survit parce qu’il a su diminuer le nombre de riches qui vivent très longtemps, et augmenter le nombre de pauvres qui travaillent toutes la journée mais meurent rapidement.
Théorie: Il faut tenir compte des conditions de vie et de l’usure de vie de chacun en déduction d’une durée du temps de travail élevée et fixe pour tous. Si la durée du temps de travail est de 50 ans, on s’appuierait sur le salaire de base divisé en tranche.
Première tranche de 1 à 2 SMIC, on déduirait un trimestre par année de travail. Deuxième tranche de 2 à 4 SMIC, on déduirait un trimestre pour 2 années de travail.
Troisième tranche au dessus de 4 SMIC, aucune déduction.
Pour tenir compte de l’usure de vie, on transformerait la différence entre le revenu annuel perçu et le revenu annuel de base, en temps de travail supplémentaire. Toutes les majorations de salaire obéissant à des règles (heures supplémentaires, travail de nuit, travail posté, déplacements, etc.…), correspondent à des usures de vie.
Personne ne travaillerait 50 ans, en simplifiant, il est évident qu’en ce qui concerne un ouvrier, il peut bénéficier d’une promotion qui le fera basculer d’une tranche, on peut également lui demander de faire des heures supplémentaires ou de travailler 3 mois de nuit, le calcul de l’année travaillée doit se faire sur l’année écoulée, un peu comme les impôts. Exemple 16,2 mois les premières années et 17,4 mois en fin de carrière.
Conclusion: Plus d’égalité, un budget équilibré par une meilleure entrée d’argent, les « Hauts Salaires » réclamant une haute technicité et d’importantes études, resteront en place plus longtemps ce qui dans la plus part des cas est demandé par l’intéressé. Une meilleure performance dans les entreprises, les « bons » éléments seront ménagés (temps libre, horaires de travail) le but étant d’augmenter les salaires de base tout en diminuant les primes synonymes d’usure, pour être conservés le plus possible, les moins « compétitifs » seront remplacés, sans pour autant qu’ils hypothèquent leur retraite en se ruinant la santé pour conserver leur niveau de vie.
Bien sûr, l’instant du départ ne doit être pour le travailleur qu’une indication, une annonce qu’est arrivé pour lui le moment de quitter le monde du travail et de profiter, un maximum de temps, des fruits de son labeur. S’il le désir, par peur de l’ennui dût au manque d’activité, ou sur le plan pécuniaire car il ne sera rémunéré que sur son salaire de base, il pourra continuer à travailler et à cotiser « indéfiniment » sachant qu’à tout moment, fatigué, il bénéficiera de sa retraite. Par souci d’équité vis-à-vis des générations à venir, le versement des indemnités sera lié à un retrait total et définitif de la vie active. Le système n’est pas valable pour les professions libérales mais peut être adapté au monde agricole.
Tout serait pour le mieux dans le meilleur des monde si tous les hommes étaient honnêtes et dotés d’un grand sens civique. Hélas je pense que mes propositions verraient s’accroitre le « travail au noir » si perturbant pour l’économie d’un pays. Il faudra être très sévère, ne doivent être tolérées que les aides entre parents-enfants et grands-parents petits enfants, surtout si les prestations sont gratuites. Pour être dissuasives, les amandes d’un montant identique pour l’employeur et pour l’employé, devront être de 10 fois le coût d’une facturation « normale ».
Je ne me fait pas d’illusion, le manque de réponse des responsables politiques à mes propositions le prouve, depuis toujours les civilisations ont suivi, naturellement, les modèles donnés par la nature. L’Homme est une espèce à évolution très lente, si au cours de celle-ci, il constate une erreur, changer sa façon de penser serait pour lui une marche arrière synonyme de décadence.
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